04 janv. 08
Home cinéma Warrior
Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l'an - 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l'immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu'à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.
Je l'ai enfin vu! Et moi foi que dire si ce n'est que visuellement c'est très beau, la photographie est soignée, les couleurs sont subliment, effets visuels léchés, costumes et décors magnifiques...bref plein les yeux...Violent juste ce qu'il faut :) Quant à l'histoire...Mouai, un classique du genre!
A voir!
Eté 1990. Anthony Swofford, fils et petit-fils de militaires, vient
tout juste de fêter son vingtième anniversaire lorsqu'il est envoyé
dans le désert saoudien. La Guerre du Golfe vient d'éclater, son
bataillon de Marines est parmi les premiers à se déployer dans cette
aride et immense étendue de sable.
Pour ces jeunes déracinés, gavés d'images et de phraséologie
guerrières, ivres de rock et de bière, commence alors la longue et
dérisoire attente d'un ennemi fantôme. La soif, la peur, l'épuisement,
l'ennui, les frustrations lancinantes, les tensions extrêmes
s'additionnent dans un climat de plus en plus délétère et explosif.
Dans cet enfer naîtront pourtant de surprenantes et inaltérables
amitiés entre compagnons d'armes liés par le vieux serment des Marines.
Cela fait un bout de temps que ce film trainait chez moi, et pas l'envie de le voir...Je suis pas une fan des films de guerre (je ne crache pas sur Apocalypse Now, Platoon etc)...Mais là je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Le avant, pendant et après une guerre filmé de l'intérieur avec des scènes abstraites, drôles et dérangeantes. Sam Mendes à qui l'on doit entre autre "Américan beauty" signe ici un film intelligent, critique sur la condition des G.I frustrés face à un ennemi fantôme.
A voir!
Synopsis:
Le plus
célèbre des charpentiers est tourmenté par ses propres démons, la
culpabilité de fabriquer des croix pour les Romains et l’appel de Dieu.
Fou à lier ou messager des hommes, Jésus ignore encore tout de son
devenir. Pour éclaircir son destin, il décide d’aller à la rencontre
des gens du pays. Dans sa mission, il expérimentera la plus grande des
tentations: vivre une simple vie d’homme.
Sacré Scorsese! Voilà un film qui a fait un bon bordel, scandale, critiques, cinéma incendié, censure religieuse... Adaptation du livre de Kazantzakis "La Dernière Tentation du Christ" n’est pas un enseignement religieux ou une simple illustration des Evangiles. Et si le fils de dieu était tout simplement un homme?
Film qui laisse place à des questions, ouvre la discussion, qui essaie de rester objectif, qui illustre le choix d'un homme.
A voir!
Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux
races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels
Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l'univers...
Dans les
premières années du 21ème siècle, le conflit s'étend à la Terre, et le
jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l'ultime espoir de l'humanité.
Semblable à des milliers d'adolescents, Sam n'a connu que les soucis de
son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles...
Entraîné
avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d'un mortel affrontement, il
ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky
: "Sans sacrifice, point de victoire !"
Wouaih! Youpi! Je veux aussi un transfomers en guise de voiture!
Blockbuster ultime qui éclate les rétines par ses effets spéciaux!
A voir!
07 déc. 07
Save the green planet
Synopsis:
Un jeune homme et sa fiancée ont foi en à la présence d'extraterrestres
sur terre. Ils pensent sérieusement que ces petits hommes verts
s'incarnent dans la chair même de l'être humain. Pour en être sûr, le
couple kidnappe un directeur d'entreprise et lui font subir des tests
afin de savoir si cette personne est véritablement un homme hors du
commun.
J'ai hésité dans un premier temps à vous parler de ce film coréen...Et puis finalement, il est tellement hors normes, qu'il mérite quand même qu'on s'y attarde un peu.
Derrière ce synopsis et cette affiche un peu simpliste, vous vous attendez surement à un film un peu léger voir "con" et je ne pourrai pas vous en vouloir. Mais derrière cette mascarade de mauvais goûts se cache en fait un film bien plus sombre qu'il n'y parait. Sans doute bien plus proche d'un "Silence des agneaux" ou d'un "Takashi Miiké"...
Bien que le film commence de façon légère et comique, avec ce couple hors normes affublé de cirés noirs et de casques de chantier customisés, il va prendre un virage bien plus sombre et dramatique. Celui d'un homme (schizo paranoïde) dont la folie va le mener dans une spirale infernale qui ne laissera pas le spectateur indifférent. Ce film bouleverses les codes et les genres, on passe allègrement du burlesque au thriller noir en passant par le film d'horreur ou le mélo. Il vous laisse perplexe par ce mélange qui pourrait être risqué et donner au film un manque de cohérence. Mais il faut bien l'avouer, ce mélange des genres est parfaitement maîtrisé par le réalisateur Jeong Ju Hwan, qui signe ici son premier film.

Ce film est aussi fou que son personnage principal, magistralement interprété par ce jeune comédien coréen Shin Ah-Gyun qui balaye tout sur son passage. Sa prestation occupe toute la place et vous embarque facilement dans sa folie, sa violence, sa quête de vérité...
Alors même si ce film peut vous paraitre un peu "branque", laissez lui une chance, car il vaut le détour et la fin est assez déroutante! (non pas de spoiler!)
"Save the green planet" est un film à part, certains diront d'exception.
Une expérience à vivre au moins une fois. Pour certains il fera partie des films cultes incontournables qui trouvera sa place dans une dvdthèque digne de ce nom, pour d'autres ce sera un nanar, quant à moi je sais pas trop où le mettre...
C'est à vous de voir!
23 nov. 07
Delivrance
Synopsis:
Ed Gentry, Lewis Medlock, Bobby Trippe et Drew Ballinger, quatre
Américains, se réunissent lors d'un week-end afin de descendre une
rivière très mouvementée en canoë.
Cette rivière devant être recouverte par l'inondation de la région
suite à la construction d'un barrage, ils montent cette expédition
comme un dernier hommage à la nature défigurée par l'homme. Le danger
qui les guette ne provient cependant pas uniquement de la rivière...
Film Culte de John Boorman (1972)
Quand on parle de Délivrance, on a tendance à penser à la scène d'anthologie du "Duelling Banjos" (Grammy Award 1974 pour la meilleure performance musicale). Et c'est bien normal. Comment ne pas s’ébahir devant cet ado (issu d’un accouplement que l’on suppose incestueux ou consanguin) qui n’a pour seul moyen de communication, ce don pour la musique. Elle marque le début d'une rencontre inquiétante entre nos quatre citadins et les ruraux quelque peu dégénérés.
C’est ainsi que nos quatre citadins, pleins de bonnes intentions envers mère Nature vont vite apprendre à leurs dépends
que cette
nature peut être hostile. Leur petite escapade va vite se transformer en une
chasse à l’homme ou l’instinct de survie va se révéler à eux comme l’unique
alternative.
Survie dans cette nature, cette rivière impétueuse, pleine
de tumultes, dans ce si beau paysage qui n’a d’égal que son hostilité latente.
Survie face à une nature humaine hors civilisation, êtres obéissant à leurs seuls instincts. La loi du plus fort n’a pas de
demie mesure quand il s’agit de sauver sa peau.
Boorman signe ici un film à contre courant. En pleine mouvance hippie, où l’on prônait le retour à la nature, la communion de l’homme avec son environnement, le peace & love entre les peuples…Boorman va à l’opposé en nous mettant face une réalité bien moins idyllique de cette nature. Nature violente et inscrite dans l’inconscient collectif.
« À sa sortie en
1972, l’expérience traumatisante vécue par les héros du film, fut considérée
comme une métaphore de la guerre du Viêt Nam. »
Bien que ce film soit de 1972, il détrône largement le genre
du « Survival » par son implacable jeu d’acteurs, son suspens, sa
violence instinctive, illogique et implacable (sans parler de la scène du viol)
A voir!
Le trailer de 1972:
09 nov. 07
Down by Law
Dans le bayou, en Lousianne, un monde de malchance et d'ennuis pour Jack et Zack. Ces deux paumés se retrouvent en prison et rencontrent Roberto, rempli de l'entrain qui leur manque. Il les entraîne à s'évader.
Dit comme ça, cela ne donne pas trop envie de le regarder. Mais si je vous dis que c'est un film de Jim Jarmusch (1986) avec comme acteurs Tom Waits (génial avec sa voix inimitable et son blues), John Lurie et Roberto Benigni (excellent dans ce film, un des rôles que je lui préfère)...Ca change tout.
A tout ça vous pouvez y ajouter la magnifique réalisation de Jarmusch, le noir et blanc, l'humour...Une histoire simple et pourtant d'une grande beauté!
Jim a su mettre l'action au second plan pour mettre en avant l'interaction entre les trois personnages et transformer une histoire pas franchement drôle à la base en quelque chose de tout simplement magnifique.
Film culte pour moi. A voir!
J'en profite pour vous dire que Jarmusch prépare son nouveau film: "The Limits of Control"...
02 nov. 07
Blood and Bones
En 1923, Kim Shunpei, un jeune paysan, quitte son île natale, au sud de la Corée, et débarque en bateau à Osaka, au Japon. Son obsession : faire fortune. En soixante ans, cet homme aussi brutal que charismatique connaîtra la richesse et le pouvoir, mais se condamnera à la solitude, puisqu'il n'aime que ce qu'il a détruit.
Quelle claque ce film!
Shunpei, monstre d'égoïsme, de violence, de haine. Homme détestable qui
va détruire tout ce qu'il touche pour faire fortune: femmes, enfants, employés,
voisins...sans parler du mobilier!
Jusqu’à sa mort, il brisera, détruira, piétinera tout ce qui
l’entoure, ayant pour seul but de satisfaire sa seule personne.
Quelle magistrale interprétation de Kitano! Difficile d'imaginer quelqu'un
d'autre pour ce rôle (Yoishi Sai a attendu 6 ans pour que Kitano soit
libre pour tourner ce film) et on comprend aisément pourquoi quand on voit
le résultat!
« Le charisme inoui de Kitano emporte le morceau. On reste scotché devant la puissance de sa performance, une incarnation sans concession » (Brazil)
Ce film est tout simplement captivant (malgré les 2h20), hallucinant par cette violence crue, réelle et raisonnée.
A voir!
26 oct. 07
3 Extrêmes
3 extremes regroupe trois films fantastiques asiatiques :
Dans "Nouvelle cuisine"
de Fruit Chan, Madame Ching Lee, une ancienne star de Hong Kong
approchant la quarantaine, goûte aux raviolis cuits à la vapeur de Mei,
une ancienne employée du corps médical, pour rajeunir, quitte à en
payer le prix fort.
On pourrait résumer ce premier moyen métrage de film expérimental sur les effets et l'utilisation des cellules souches...Certes à la sauce saté! C'est tout simplement disgusting!
Dans "Coupez !" de Park Chan-wook, un réalisateur aussi acclamé du public qu'apprécié des critiques se retrouve aux prises avec un détraqué qui lui propose un choix terrifiant : tuer un enfant ou voir les doigts de sa femme coupés les uns après les autres.
Sympathique, mais rien de bien gore...8 clos avec quelques répliques assez drôles...C'est dingue comment un intermittent du spectacle peut vous pourrir la vie! A noter que c'est le réalisateur qui se met lui-même en scène!
Dans "La Boîte" de Takashi Miike, une romancière à succès mène une vie solitaire, derrière laquelle se cache un lourd secret. Un secret qu'aimerait bien découvrir son éditeur, qui ne semble pas insensible au charme de la jeune femme.
Un peu déçue par ce petit Takashi Miiké...On est loin des ambiances drôles et décalées à l'extrême. Ce film est davantage psychologique, élégant et teinté de mystère...Cependant la fin...:)
Bref, trois petits films sympathiques qui se laissent regarder tranquillement...C'est divertissant.
Mon préféré: Nouvelle Cuisine!
19 oct. 07
C.R.A.Z.Y
Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De
1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling
Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour
impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et
grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à
retrouver, Zac nous raconte son histoire...
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un
jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.
Malgré l’accent canadien pas évident à comprendre (même si c’est du français) et les deux heures…Ce film est magnifique, tantôt délicat et touchant, tantôt brutal et directe. Une ambiance 70’s travaillée dans le détail, une B.O parfaite (Rolling Stones, Pink Floyd, David Bowie, Jefferson Airplane...), des personnages simples et sincères, une mise en scène à fleur de peau.
Une simplicité émouvante sur un sujet délicat : l’homosexualité, le tout sur fond de mysticisme. Et donc forcement contradictoire.
A voir !
12 oct. 07
Eternal Sunshine of a Man on the Moon
Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur
tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa
mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte
l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe
également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux
techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent
à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs
commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus
anciens, et s'envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait
depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont
rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour
préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance
contre Lacuna...
Ok, ce film est
de Michel Gondry, avec son style bien à lui qu'on lui connait. Style original,
créatif, inventif...Pour ce qui est des acteurs, je dois admettre que ce film
m'a réconcilié avec Jim Carrey. C'est plaisant de le voir dans un film où il
interprète un rôle dramatique (qui lui va très bien). Une Kate Winslet
aux cheveux multicolores, originale et un peu chiante et une histoire d'amour...Bref,
tout pour faire un bon film. Et pourtant, je l'ai trouvé d'un profond ennui.
Cela ne m'a absolument pas parlé, aucune corde sensible n’a raisonné dans mon
petit cœur de pierre. J'ai trouvé le film répétitif. Suite de scènes misent
bout à bout. Passé la surprise de l'originalité dans la mise ne scène, les
effets…ont se rend vite compte que finalement il ne reste pas grand-chose de
bien intéressant… Pourtant à lire les critiques qui en font tant d’éloges, j’en
viens à me demander si j’ai vraiment vu le même film (ou alors j’ai vraiment loupé un truc). La seule critique qui va
dans mon sens serait celle-ci : « Le
scénario de Charlie Kaufman bégaie, le film de Michel Gondry est répétitif, et
mon tout est un éloge vibrant de la maladie d'Alzheimer. (...) c'est aussi philosophique
qu'une devinette de Carambar et aussi agréable à regarder qu'une flaque de
cambouis. » (Nouvel Obs) .
Bon, je suis pas
trop d’accord avec la flaque de cambouis…C’est un peu rude.
Ce film m’a fait penser à un autre film de Gondry « la science des rêves »…Epatant par la forme et profondément plat dans le fond. Parce que finalement si on retire tous les effets visuels (que maîtrise parfaitement Gondry) que reste-t-il?
La carrière du comique américain Andy Kaufman, mort en 1984 d'un cancer du poumon. Né à New York en 1949, il débute dans de nombreux cabarets avant de se faire remarquer à la télévision dans la célèbre émission "Saturday Night Live". Il est une des vedettes de la série "Taxi" puis provoque les réactions les plus diverses en montant des spectacles originaux, notamment au Carnegie Hall de New York.
J’ai failli stopper le film passée l’heure de visionnage… Au
départ, j’ai bloqué sur le personnage. Quel personnage détestable ce Andy
Kaufman et d’un humour plus que douteux…Je trouvais ce comique tellement pas
drôle, ennuyeux et désinvolte, de plus interprété par Jim Carrey…C’en était
trop pour moi. Et puis je me suis ravisée en me rappelant que ce film était de
Milos Forman et qu’il méritait sûrement d’être vu jusqu’au bout.
Et je ne le regrette pas au final. Car la fin m’a presque
arrachée une larme.
Ce film est éblouissant par l’interprétation de Jim Carrey
et par la complexité de la personnalité de ce Kaufman.
C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé ou de « Pierre
et le loup »…A trop vouloir prendre tout à la légère, être faussement détestable
avec autrui, les gens ne le suivront plus et ne le croiront pas au moment où il
en aura le plus besoin et finira par le
payer.
C’est l’histoire d’un mec bien seul finalement, incompris mais avec un cœur énorme.
"Le film est constamment sur le fil, ébouriffant sans jamais
chercher à être efficace, joyeux et morbide, transgressif et
tranquille. Voilà un mégashow hollywoodien, mais ravagé de l'intérieur.
Un show brillamment amputé de son business." (Télérama)
A voir!
05 oct. 07
CashBack
Ben Willis , étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite
amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à
travailler de nuit au supermarché du coin.
Là, il fait la
connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent,
chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues
heures de travail.
L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le
temps, ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde "en mode pause"
et des êtres qui le peuplent.
Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète caissière qui détient peut-être la clé de ses insomnies.
Joli petit film (qui à la base est un court-métrage). C'est une petite bulle où le temps est suspendu avec une petite touche de poésie, d'humour, de nostalgie. Chacun d'entre nous pourra se retrouver dans l'un des personnages décalés (pour ma part ce fut le personnage principal, étudiant aux Beaux-Arts. Cela m'a rappelé mes années "lycée" avec les cours de nu). Pour d'autres ce sera peut être l'apprentissage du sexe opposé, un premier baisé raté, la première rupture...
Film post-ado, réalisé par Sean Ellis (ancien photographe de mode), qui a réussi à mettre un esthétisme photographique dans certains plans, dans sa réalisation, dans l'ennui... sans doute pour cacher un scénario un peu léger.
Cependant "Cashback" est un film qui se laisse regarder agréablement mais qui ne laissera pas une trace indélébile dans les esprits. A voir quand même!
28 sept. 07
Devdas
Devdas, le fils d'un riche propriétaire, et Paro, la fille d'un
modeste voisin, s'aiment passionnément. Malheureusement, le père de
Devdas n'accepte pas l'entrée de Parvati dans sa famille en raison des
différences de classe sociale.
Paro va alors épouser contre son gré un propriétaire plus âgé qu'elle, et Devdas, parti à Calcutta, sombre dans l'alcoolisme...
Il fallait bien qu'un jour je tente l'expérience Bollywood! On ne peut pas se dire cinéphile tant que l'on a pas vécu un truc pareil!
Pour cette première expérience, je n'ai pas choisi n'importe quel film. "Devdas" est un monument de la littérature indienne. Un "Roméo et Juliette" à la sauce curry. Adapté au cinéma en 2003 et présenté à Cannes en 2006 où l'actrice principale Aishwarya Rai s'est vu décerner l'Oscar de la meilleure actrice pour ce film.
Hollywood peut aller se rhabiller en matière de comédies musicales devant cette kitschissime production. C'est drôle,
c'est beau (les décors, les costumes), c'est plein de couleurs, une B.O pur "tandoori", des chorégraphies à faire pâlir Michael Jackson (même s'il est déjà très pâle), mais c'est long...3h! Ah oui, mais il faut au moins ça entre l'histoire et les chansons. Et le pire c'est que les 3h on ne les voit pas passer, tellement ce petit bijou de kitsch est éblouissant! Bien sûr malgré une histoire d'amour impossible se cache une culture avec ses codes, ses castes, ses dots, son honneur...
Bref, j'ai adoré! Surement pas cause de l'histoire mais surtout pour tout le reste! "Devdas" une expérience à faire au moins une fois dans sa vie! Mais assez parlé, une petite vidéo s'impose :)











